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Au Fil de l'Inspé, c'est quoi ?

Ce bulletin d’information bimensuel a pour objectif de rassembler les actualités phares des deux dernières semaines.
Nous tâcherons de vous donner des infos brèves et générales sur : les événements, les publications, les sites géographiques de l'Inspé, les pôles administratifs, la culture, la recherche...
Si vous souhaitez communiquer une information brève sur ce fil, merci d'adresser votre demande à inspe-com-service@univ-amu.fr

Vie institutionnelle

Former en éducation

  • Un souffle vert sur l’Inspé

    Un souffle vert sur l’Inspé

    Le site de l’INSPÉ d’Avignon a organisé une journée dédiée au troc vert et aux actions du projet #MEDDU2S (#Amidex). Au programme : des ateliers pédagogiques sur l’écologie et le développement durable, un troc de plantes et de graines pour échanger savoir-faire et ressources, ainsi qu’une mise en valeur des collections de la BU Inspé, en lien avec les thématiques abordées.

International

Recherche

  • Appel à communications de la conférence biennale ISATT 2027 - Université de Bordeaux - 5 au 9 juillet 2027

    En partenariat avec l’INSPÉ de l’académie de Bordeaux, le LACES et le LabE3D. Cette conférence internationale portera sur le thème : Repenser l’enseignement et la formation des enseignants à l’ère de la diversité, de l’éducation inclusive et de la durabilité. Elle s’inscrit pleinement dans les champs de l’enseignement, de la formation des enseignants, du développement professionnel, de l’éducation inclusive, des diversités et des transformations contemporaines des systèmes éducatifs.

     

  • Projets lauréats de l’AMI lancé à l'automne dernier dans le cadre du projet e-Inspé

    Pedmix (enjeux pédagogiques de la mixité sociale en éducation). Porté par l'Inspé d'Aix Marseille et le laboratoire Mesopolhis, ce projet a pour mission de "sensibiliser, former et évaluer les enseignants sur les enjeux de la diversité socio-culturelle en éducation ».

    REFLEX (régulation par l'analyse d'erreurs et de feedbacks adaptatifs pour l'évolution et l'expertise des pratiques enseignantes). Le projet est porté par l'Inspé d'Aix-Marseille en partenariat avec l'Inspé de Lille et les laboratoires AdefLIS et Paul Painlevé CNRS. Objectif : concevoir, tester et évaluer un dispositif de formation destiné aux enseignants de mathématiques des 1er et 2nd degrés, notamment pour "analyser les erreurs des élèves et fournir des feedbacks adaptatifs".

  • Avis de soutenance du mois de juin 2026

    M. Didier AYROY soutiendra sa thèse le 16 juin 2026 à 14h, sur le site de l'Inspé Saint Jérôme, amphi J Ginestié. Titre de la thèse: "Analyse d'un dispositif préventif d'aide intégré à un parcours d'étude et de recherche à propos des fractions en 6ème ".

Dans la SFERE de l’éducation

  • Aline Frey - 04 mars 2026 - Les styles d’apprentissage : un neuromythe tenace

    L’idée des « styles d’apprentissage » repose sur l’hypothèse que chaque élève apprendrait mieux si l’enseignement correspondait à son profil dominant — généralement présenté sous la forme visuel, auditif ou kinesthésique (modèle VAK). Ces classifications apparaissent dans les années 1970–1980, dans le sillage de travaux comme ceux de Dunn et Dunn, puis se diffusent massivement dans la formation des enseignants et les manuels pédagogiques.

    Le principe est simple et intuitif : adapter l’enseignement au « style » d’un élève optimiserait ses performances. Cette promesse est séduisante pour plusieurs raisons. Elle valorise la diversité des élèves, donne un sentiment de personnalisation pédagogique et offre un cadre facilement mobilisable en classe. 

    Cependant, cette hypothèse n’a jamais été validée empiriquement selon les critères scientifiques requis. Pour démontrer l’existence d’un effet des styles, il faudrait montrer une interaction croisée : les élèves dits « visuels » réussiraient mieux avec un support visuel qu’auditif, tandis que les « auditifs » montreraient l’effet inverse. Or, une revue systématique majeure conclut qu’aucune preuve robuste ne soutient cette prédiction (Pashler et al., 2008). Des synthèses plus récentes confirment cette absence de validation empirique et soulignent le décalage entre popularité et fondement scientifique (Coffield et al., 2004 ; Newton, 2015 ; Kirschner, 2017). Autrement dit, il n’existe pas de données probantes indiquant que faire correspondre le format d’enseignement à un « style » déclaré améliore les apprentissages.

    Ce que montrent au contraire les recherches en psychologie cognitive, c’est que l’efficacité dépend principalement de la nature du contenu et des contraintes cognitives de la tâche: par exemple, un schéma est pertinent pour tous lorsqu’il s’agit de comprendre une structure spatiale ; une explication verbale est adaptée pour traiter une information séquentielle. Le format optimal est déterminé par la structure de l’information et les mécanismes généraux de traitement (mémoire de travail, encodage multimodal, pratique active), qui sont largement partagés entre individus.

    Le risque des styles d’apprentissage est double : détourner l’attention de pratiques dont l’efficacité est solidement établie (récupération active, feedback explicite...) et enfermer les élèves dans des catégories arbitraires qui peuvent limiter leurs expériences d’apprentissage.

    En l’état des connaissances scientifiques, les « styles d’apprentissage » constituent donc un neuromythe : une idée attractive, largement diffusée, mais non étayée par des preuves expérimentales solides.

Vu dans la presse

BU Inspé